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L’existence juridique des mairies villes et l’hypocrisie des politiciens

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Pourquoi en Afrique nos intellectuels n’écrivent jamais les lois et règlements dans un français simple et compréhensible qui ne nécessite pas des interprétations partisanes ?
L’article premier du code général des collectivités locales dit ceci :
<< Dans le respect de l’unité nationale et de l’intégrité du territoire, les collectivités locales de la république sont le département et la commune >>.
Si on se limite à ce premier article par mauvaise foi ou par ignorance , on peut dire que l’existence des mairies villes est illégale.
Cependant au Chapitre 5 de ce même code général des collectivités locales, le législateur nous parle de l’existence des villes.
L’article 167 dit ceci :
<< Une ville peut être instituée, par décret, pour mutualiser les compétences de plusieurs communes qui présentent une homogénéité territoriale.
Ce décret détermine le nom de la ville , en situe le chef-lieu et en fixe les limites qui sont celles des communes constitutives.
Les compétences de la ville , ses ressources financières et ses rapports avec les communes qui la constituent sont déterminés par le présent chapitre.
La ville a le statut de commune. >>
Donc l’existence juridique de la ville est confirmée par cet article 167. Et l’article 168 vient nous donner la formation de ses organes.
Comme nous sommes en Afrique, la constitution rend le président fort et avec un simple décret, il peut supprimer l’existence d’une collectivité locale.Un découpage administratif est toujours politique chez nous quitte à mettre en jeu l’histoire de toute une communauté.
Quand un politicien s’agite , c’est parce que ses intérêts sont menacés. Aujourd’hui les maires nous parlent de textes juridiques pour dénoncer les propos de Oumar Guéye alors qu’ils avaient tous applaudi et fermé les yeux lorsque le président signait un décret pour la prolongation de leur mandat.
Et pourtant l’article 168 de ce même code général des collectivités locales nous rappelle que les conseillères et conseillers sont élus pour une durée de 5 ans conformément au code électoral.
Lorsque la légalité devient une exception chez l’autorité, un combat citoyen s’impose pour revaloriser la république.

papediouf

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