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La Nasa va allumer les moteurs du plus puissant lanceur du monde aujourd’hui

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La Nasa et Boeing ont raté l’essai de fonctionnement des quatre moteurs RS-25 du futur lanceur SLS des missions Artemis lors du test Green Run. Le calendrier de retour de l’Homme sur la Lune pourrait être remis en cause et pas seulement à cause de cet échec. Explications.

Ce week-end, la Nasa et Boeing devaient tester le fonctionnement complet de l’étage principal du lanceur SLS (Space Launch System) et tous ses systèmes intégrés avec l’allumage des quatre moteurs principaux durant presque neuf minutes, de façon à simuler un décollage après un compte à rebours et un remplissage des réservoirs. Réalisé au Centre spatial Stennis de la Nasa, cet essai ne s’est pas déroulé comme prévu et peut être considéré comme raté.

Sur les quelque neuf minutes de fonctionnement prévues, les moteurs ont été éteints seulement un peu plus d’une minute après leur allumage, en raison d’un défaut ayant été détecté sur l’un d’entre eux. Plus tôt, avant le test, John Shannon, responsable du projet SLS chez Boeing, avait déclaré « qu’au moins 250 secondes de fonctionnement des moteurs étaient nécessaires pour acquérir suffisamment de données pour qualifier l’étage ». L’équipe avait prévu au cours de ce laps de temps de faire plusieurs manœuvres pour tester la réactivité des moteurs en fonctionnement, notamment l’orientation des tuyères. Cet échec est d’autant plus surprenant que les moteurs en question sont les RS-25 qui ont déjà volé en tant que moteurs principaux de la navette spatiale.

Un test raté qui interroge

Une situation qui plonge la Nasa et Boeing dans l’expectative quant à la suite du programme de développement du lanceur. Les équipes de la Nasa et Boeing vont évaluer les données pour déterminer ce qui a causé le dysfonctionnement du moteur et décideront plus tard de la suite à donner au programme, qui pourrait aller jusqu’au report de plusieurs semaines du vol inaugural du lanceur, aujourd’hui prévu en novembre 2021. Seule note optimiste, l’équipe du projet a réussi le compte à rebours et l’allumage des moteurs.

Sans surprise le communiqué de la Nasa se veut optimiste, expliquant que « le test de samedi a été un pas en avant important pour s’assurer que l’étage principal du lanceur était prêt pour la mission Artemis I et pour transporter les équipages des missions Artemis suivantes, dont celle d’Artemis 3 qui doit se poser sur la Lune », a déclaré l’administrateur de la Nasa Jim Bridenstine, qui a assisté au test.

La date du retour sur la Lune sera-t-elle repoussée ?
Enfin, à ceux qui souhaiteraient que la Nasa utilise le Starship de SpaceX pour les missions lunaires du programme Artemis, plutôt que le Space Launch System qui accumule retards et dépassements de budget, il est peu probable que la nouvelle administration l’accepte. D’abord parce que le Starship ne sera pas prêt, malgré le calendrier très ambitieux d’Elon Musk qui prévoit un premier vol lunaire dès 2022. D’autre part, contrairement à Donald Trump, le nouveau président souhaite à l’avenir moins s’appuyer sur le secteur privé pour les programmes d’exploration Nasa. À cela s’ajoute que si les Démocrates devraient continuer à soutenir le programme Artemis, ils pourraient remettre en avant le spatial au service de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique avec l’observation de la Terre.

Pendant sa campagne, le candidat démocrate Biden s’est engagé à poursuivre les grands programmes d’exploration engagés par la Nasa. Cependant, l’objectif calendaire de 2024 voulu par Donald Trump pourrait être repoussé de quelques années. Initialement, 2028 était la date prévue. Le futur administrateur de la Nasa qui remplacera Jim Bridenstine pourrait utiliser cet échec pour mettre à jour le calendrier du programme Artemis. À suivre donc…

 

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