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Ports et Traits n°1: Le 5 majeur de la semaine

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Ports et Traits la nouvelle rubrique de Senegalmedia.com proposée par Biwalace.

Ports et Traits numéro un de la semaine du 15 au 21 Juin 2020, voici le cinq majeur de la semaine:

N°1- PAPE NDIAYE THIOPETT

Né à Kaolack, Pape Ndiaye Thiopett s’est révélé au public sénégalais à travers « nekko reel », un album sulfureux et particulièrement entrainant, dans lequel le jeune griot aux dreadlocks étale avec maestria ses dons de percussionniste. Un clip original et très novateur accompagnait cette première production qui avait explosé le box des audiences pendant de longs mois.

C’est dans le mythique DLC (Dakar Loisir Club) de Fallou Dieng que Thiopett se fit découvrir pour la première fois, à la fin des années 90, en tant que danseur. Un danseur aux déhanchés ensorcelants, qui lui attirèrent aussitôt la sympathie du grand public, notamment au travers d’un clip du chef d’état-major des ambianceurs.

  • Un artiste avec plusieurs cordes à son arc

Sa montée fulgurante dans le landerneau de la musique sénégalaise au début des années 2000 lui offre très vite l’occasion de donner la pleine mesure de la diversité de son génie artistique. En effet, parallèlement à son génie de percussionniste hors pair qu’il tient de son père (un des plus grands tambours majors du Saloum, voire du Sénégal), et à son talent de chorégraphe, Thiopett ne perd pas de temps pour emporter l’adhésion des puristes en s’imposant comme un incroyable parolier, qui brode sur des thèmes de société avec une très grande aisance. Ses textes, qui prennent majoritairement leur source dans les hautes profondeurs de la rhétorique griotique, sont toujours de lumineux carrefours où s’entrechoquent avec intelligence et méthode calembours, paraboles évocatoires et anecdotes brillamment contextualisées.

  • Un créateur disponible et fécond

Il ne serait pas exagéré d’affirmer que Thiopett c’est notre Lionel Richie national. A côté de la dizaine d’albums qu’il a sortis entre 2002 et 2015, l’homme a fait parler son talent dans un nombre impressionnant de productions pour la réalisation desquelles il a été régulièrement sollicité par certains de ses collègues musiciens, à l’image de Coumba Gaolo Seck et Yves NIANG. Par ailleurs, ses immenses prédispositions dans l’art du spectacle font qu’il a souvent été sollicité pour intervenir dans les scènes les plus prestigieuses, au Sénégal comme à l’étranger.

  • Un génie tombé dans les mailles de la folie ?

La carrière de l’enfant de Ndangane sera cependant fortement perturbée autour de 2015 par d’inquiétantes rumeurs qui le disaient fou. Rumeurs qu’il a, à l’époque, démenties avec véhémence, affirmant que c’est lui-même qui avait choisi d’entrer dans une phase d’observation et d’incubation transcendantale.

Mais les rumeurs sont têtues, et jusqu’à récente époque, à travers les rares interviews qu’il a accordées, l’homme a constamment renouvelé ce démenti avec un brin de dépit et de férocité.

  • La rupture avec « Prince Art », une séparation noire de conséquences

Pendant près d’une décennie, la carrière du grand parolier avait été placée entre les mains de « Prince Art », structure de dimension continentale gérée par les frères et sœurs Ndour. Une collaboration qui, même si elle a porté ses fruits, était marquée par la présence insupportable de conditions étouffantes, selon les dires de Thiopett, qui révèle que le fait d’être sous la coupole de cette structure n’a pas favorisé à son encontre l’épanouissement dont l’artiste spontané et imprévisible qu’il est a besoin.

Voilà qui explique donc pourquoi il a fini par prendre sa décision en quittant les habits du « Prince » dans ce palais de l’ « Art » ; une rupture qui, selon toute vraisemblance, a apporté au brillant parolier beaucoup plus de déboires que de profits. En effet, depuis sa séparation d’avec la boîte, le grand artiste qu’il est a eu quand même un peu de peine à faire emprunter à sa carrière une trajectoire ascensionnelle. Une autre façon de dire que « Prince Art » possède aussi les moyens d’étouffer les oiseaux rebelles de son « parc » qui osent décider de voler de leurs propres ailes.

  • Discourtois…

Récemment invité par Bijou Ngoné dans son émission « CONFRONTATION » sur la 2STV, Pape Ndiaye Thiopett s’est vu encenser par les animateurs du Plateau, qui, plus d’une fois, ont tenu à rappeler devant le concerné qu’avec lui, le Sénégal tient l’un de ses meilleurs artistes ; et que donc, sa place n’est pas à côté, mais plutôt au cœur même des lignes qui font bouger la Musique sénégalaise. Mieux, OMARO MOU CHEIKH BETHIO, qui ne fait pas officiellement partie des animateurs de « CONFRONTATION », s’était permis c jour-là de faire irruption sur le plateau de sa collègue rien que pour avoir le privilège de faire un témoignage éloquent et très élogieux envers l’homme Thiopett.

Hélas, comme toujours, le brillant parolier, après avoir bien « géré » ses interventions pendant une bonne trentaine de minutes, a fini par décrocher en se montrant plutôt discourtois, en voulant notamment montrer à Bijou et à OMARO qu’ils ne sont pas exempts de reproches, puisqu’il suffit que l’occasion se présente pour qu’il affichent des postures foncièrement partisanes au profit des jeunes artistes qu’ils sont chargés de manager, en l’occurrence Wally SECK et Sidy DIOP.

  • Ce que l’Artiste Pape Thiopett doit savoir…

En fait, il faut que Pape sache qu’à vrai dire il n’a pas d’ennemis au Sénégal. En tout cas pas au sein des mélomanes sénégalais. C’est un homme très aimé et très admiré par la majorité de nos concitoyens, qui sont parfaitement conscients qu’il est détenteur d’un génie inégalable, multiple et divers s’il en est. Et voilà donc pourquoi il doit oublier « Prince Art » et travailler pour revenir et reprendre la place qui est la sienne dans le landerneau musical sénégalais. Il peut et doit le faire. Et il a aussi les moyens de se dégager de cette masse de fumée dont il croit qu’on l’a dressée autour de lui pour étouffer sa carrière.

Vivement que ce très grand artiste nous entende et qu’il agisse en conséquence.

 

N°2-SOULEYMANE NDENE NDIAYE (PCA Air Sénégal)

Né en 58, Souleymane Ndéné Ndiaye est un grand Saloum Saloum et qui sait faire revivre cette fibre identitaire avec une spontanéité impressionnante. Et c’est précisément à l’occasion de son passage à l’émission NAWOON de Khadim SAMB sur la 2STV que l’envie s’est imposée à nous de revenir sur le parcours de cet avoca, et surtout, de nous arrêter sur son rapport viscéral aux valeurs identitaires.

Titulaire d’un DEUG en Sciences économiques et d’une maîtrise en Droit privé (option Affaires), Souleymane, après avoir décroché son visa pour le barreau, exerce pendant une bonne dizaine d’années la profession d’avocat. Très tôt impressionné par Me Abdoulaye WADE, il gagne au fil des années la confiance et la sympathie du pape du SOPI. Une fois au pouvoir, son mentor fait de lui, tour à tour, ministre conseiller spécial du président de la République, ministre de la Fonction publique, du Travail, de l’Emploi et des Organisations professionnelles ; ministre d’État, directeur de Cabinet du président de la République, ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature, ministre de l’Économie maritime. Son aura dans la sphère du régime libéral atteint son paroxysme avec sa nomination en avril 2009 au poste de premier ministre, en remplacement de M. Aguibou Soumaré.

Trois ans après la chute du régime libéral, Souleymane Ndéné NDIAYE, qui ne se retrouvait plus trop dans les aberrations optionnelles de la Direction du Parti, tendant à vouloir coûte que coûte faire du « gosse » (Karim Wade) l’indigne remplaçant de son père, décide de démissionner pour mettre en place sa propre formation, l’UNP (l’Union National pour le Peuple). A peu près trois plus tard, il se rapproche de son vieil ami Macky SALL, qui le nomme au poste de PCA d’Air Sénégal.

Connu pour son tempérament plus ou moins impulsif, Ndéné impressionne cependant par sa capacité à rester toujours égal à lui-même en exprimant son avis avec la plus grande liberté, sur les questions les plus délicates et en toute circonstance. Il a le sens de la vérité et de la franchise chevillé au corps et ne s’embarrasse guère de circonlocutions pour déterminer les positions que lui inspirent les situations politiques auxquelles il est impliqué.

L’homme est par ailleurs connu comme un esthète hors pair, quelqu’un qui élève l’élégance au rang d’un culte. En effet, il se distingue bien souvent, entre tous, par sa mise particulièrement soignée, avec des harmonies et es combinaisons savamment étudiées.

Mais le Souleymane Ndéné que les Sénégalais admirent le plus c’est celui-là qui, à côté de son activité politique, étale une passion considérable pour l’élevage, le Sport et la Tradition.  C’est par exemple un secret de polichinelle que l’élevage équestre est une de ses occupations favorites et qu’il ne lésine guère sur les moyens pour entretenir cette belle passion.

Dernièrement, nous vous le disions à l’entame, l’homme était l’invité de la nouvelle émission NAWOON animée par le sieur Khadim SAMB sur la 2STV. Ndéné, à notre grande surprise (et qui a certainement été aussi celle de beaucoup de nos compatriotes), nous y a fait découvrir une facette particulièrement intéressante de sa personnalité : une connaissance pointue, vraiment pointue de ses origines sociales, et, par-delà, une très grande maîtrise des ramifications structurelles de la riche société du Sine Saloum. Ce Souleymane Ndéné, nous l’avons vraiment aimé et « savouré » ! Pas seulement parce qu’il était remarquable de précision et de méthode dans l’exploration d’un pedigree complexe et touffu, mais parce que surtout dans sa longue intervention il laissait apparaître un air de satisfaction qui ne pouvait que conforter le téléspectateur dans l’idée que cet homme place très haut son attachement à la chose identitaire. La preuve, l’animateur en était subjugué aux larmes et n’avait de cesse de le lui faire sentir à travers ses relances.

N°3-MATAR SENE (membre fondateur PASTEEF)

Originaire de la région de Diourbel, Matar SENE est un baol baol pur jus, au sens le plus noble du terme. En effet, cet homme de 46 ans ne rate aucune occasion pour rappeler à qui veut l’entendre sa fierté d’être né et d’avoir grandi au cœur de cette capitale du Baol, qu’il connaît comme les doigts de sa main.

  • De Sanar à l’ENA

Au milieu des années 90, Matar SENE est élève au lycée LTAB de Diourbel. Un établissement prestigieux fréquenté à l’époque par des élèves talentueux et de brillants professeurs. Une fois le bac en poche, Matar se retrouve à l’UGB, d’où il sortira avec un DEA (Diplôme d’Etudes Approfondies) de Lettres modernes. Féru d’aventures, le jeune diplômé choisit cependant de faire un virage de 180° en se présentant au très sélectif Concours d’entrée à l’ENA, option Contrôleur économique. C’est durant ces années de formation qu’il noue avec Ousmane SONKO une amitié qui ne se démentira plus jamais.

  • Son accident : une tragédie et des séquelles

Frais énarque aussitôt engagé dans la Fonction publique, Matar ne tarde pas alors à se marier, intégrant ainsi le prestigieux cercle des responsabilités conjugales. Hélas, ce bonheur ne dura que le temps d’une rose. L’homme et son épouse, en voyage à bord de leur véhicule, subissent un grave accident dans lequel l’épouse laisse la vie et d’où le futur veuf sort remembré à coups de fers après plusieurs jours de coma. Il se remariera plus tard et deviendra même polygame, mais les trémolos qui étreignent sa voix chaque fois qu’il évoque la morte sont la preuve que la cloche de son cœur porte encore les marques d’une irréparable fêlure.

Matar SENE est un type aux qualités immenses, quasiment irréprochable en termes de vertu. Il est connu pour être un homme ouvert et très disponible, toujours prompt à apporter assistance et réconfort à ses frères humains qui en expriment le besoin, ou dont il soupçonne seulement  qu’ils en ont besoin. En effet, bien souvent, guidé par son flair de philanthrope aguerri, Matar n’attend pas qu’on lui demande service. Il intervient spontanément dès qu’il décèle les signes du besoin chez l’autre. Il a un sens très élevé de la sollicitude et du partage. Une qualité rare dont bon nombre de ses connaissances, mais particulièrement de ses compatriotes diourbellois, ont fait régulièrement fait l’expérience du temps où il était encore chef de la Division des Prêts et Crédits du ministère des Finances.

  • PASTEEF : un engagement politique sincère et infaillible

C’est avec PASTEEF les PATRIOTES que commence à se dessiner le destin politique de Matar SENE. Membre fondateur, Matar fait partie des toutes premières personnes à rallier l’Etat-major de cette formation. Une spontanéité d’autant plus compréhensible qu’il partage avec son leader un parcours et beaucoup de valeurs : sincérité, bravoure, persévérance, foi et confiance en soi…Pour toutes ces raisons, Matar reste un des plus grands confidents, l’une des voix les respectées par son mentor. Aujourd’hui il incarne l’autorité suprême du parti PASTEEF les Patriotes dans la capitale du Baol et alentours ; mieux, il assure une intermédiation efficace et féconde entre la tête du parti et les autorités religieuses de Touba, dont il a fini de gagner la confiance et la sympathie.

  • Fin janvier 2019 : l’inexplicable rétrogradation du haut fonctionnaire

Malgré sa légendaire discrétion, Matar a toujours travaillé comme une fourmi pour le compte du parti. Aucune rencontre importante ne s’est tenue à son insu et il a souvent été le premier à vulgariser les décisions et perspectives du parti, notamment à travers les réseaux sociaux, dans lesquels il a une présence très active. A la veille des élections présidentielles de 2019, l’homme a régulièrement su trouver le moyen de se mettre à quatre pour vendre la vision de son leader aux Sénégalais, sans pour autant cependant que la régularité dans l’exercice de ses fonctions de chef de division n’en prenne un coup. Aussi, pour avoir été certainement énervée par l’incontestable plus-value de son intelligente agitation au profit de son candidat et ami, l’autorité supérieure (en l’occurrence M. Amadou BA, alors tout puissant ministre des Finances) estima devoir le relever de ses fonctions de chef de Division du DMC, qu’il occupait depuis une dizaine d’années avec une rigueur exceptionnelle reconnue par tous ses supérieurs. La note tomba un certain 29 janvier 2019, et aucune once d’explication ne  viendra justifier cette brutale rétrogradation.

  • Un obsédé du progrès, un philanthrope de classe exceptionnelle…

Selon toute vraisemblance, cette éviction sans fondement révélé n’a nullement sapé la détermination de ce militant pasteefiste de première heure, définitivement ancré dans les valeurs idéologiques et politiques auxquelles il a largement contribué à faire adopter par une bonne partie de ses concitoyens, surtout ceux de l’espace éducatif et judiciaire où il compte nombre d’amis fidèles en amitié, qui n’ont de cesse de lui renouveler leur solidarité agissante et leur confiance indécrottable dans l’épreuve injuste qu’il est en train de traverser.

A toute chose malheur est bon, et Matar semble vivre pleinement la pertinence de ce vieil adage. En effet, depuis sa rétrogradation, l’homme a trouvé un peu plus d’espace pour laisser parler ce cœur grand comme le monde qu’il porte. Il s’agit concrètement de ces multiples actes de bienfaisance qu’il a pris l’habitude de faire de bonne heure en direction, des couches vulnérables, surtout des enfants qui fréquentent les établissments de sa région, qui pétillent de génie, mais à qui la précarité des conditions sociales ne permet pas de donner la pleine mesure de leurs capacités intellectuelles. Matar prend toujours de son temps pour les localiser, les identifier, les prendre sous son aile salutaire avant de leur trouver les moyens de défier l’infini espace de la Réussite scolaire.

  • Un patriote à réhabiliter…

Monsieur SENE est par ailleurs porteur de projets environnementaux et agricoles de haute portée révolutionnaires, que les ministres en charge de ces départements concernés gagneraient à partager avec lui. Mieux, cet intellectuel fertile (il est un poète lyrique à ses heures…retrouvées et un remarquable exégèse des réflexions de Cook Barma) devait être réhabilité le plus rapidement possible, afin qu’il puisse continuer à faire valoir ses compétences dans le domaine d’expertise qui est le sien.

Tel est en tout le cas le vœu ardent des nombreux Sénégalais qui l’ont connu, l’ont approché dans le cadre d’un service administratif qu’il était censé leur rendre. La place de ce jeune cadre, à vrai dire, n’est pas à la périphérie, mais au centre même des activités les plus prestigieuses de son ministère de tutelle. Et l’actuel ministre de l’Economie ferait un geste tellement grand, noble et significatif s’il s’avisait à responsabiliser à nouveau ce grand patriote dont la disponibilité désintéressée manque tellement à bien des agents de l’Etat.

 

N°4-MAMADOU NDIR (Président de l’Ordre des Géomètres)

Président de l’ONGES (Ordre  National des Géomètres Experts du Sénégal), ce sexagénaire est aujourd’hui une véritable institution dans le domaine qui est le sien. Il y a huit mois, l’homme a été mis sur la sellette à l’occasion des 8èmes universités de perfectionnement de la Fédération des géomètres francophones (Fgf) axées sur le thème «Un continent africain uni pour une gouvernance et une transformation soutenable des territoires». Un évènement plus que grandiose, qu’il a su préparer avec une méticulosité clinique. Exactement comme c’est toujours le cas lorsqu’un géomètre qui a blanchi sous le harnais est amené par quelque obligation corporatiste à donner la pleine mesure de son sens du leadership.

Il faut dire que M. NDIR en est à son 2ème et dernier mandat à la tête de l’Ordre National des Géomètres Experts du Sénégal. Pour avoir consenti des sacrifices incommensurables dans l’exercice de cette lourde responsabilité, M. NDIR avait pris la décision, bien malgré lui, de ne pas rempiler et de céder le flambeau. Mais c’est sans compter avec ses pairs qui, de façon presque unanime, l’ont prié de poursuivre afin d’achever les importantes innovations qu’il a su enclencher durant ces dernières années.

Monsieur NDIR n’aura certainement pas donc le bonheur de se retirer et de « se reposer », comme il l’avait ardemment souhaité.

L’homme est dépeint comme une personnalité d’envergure, mais d’une grande courtoisie. Mais ce par quoi il séduit davantage c’est par son sens de l’écoute. Une qualité plutôt rare qui fait qu’il entretient de très bonnes relations avec ses pairs, ceux avec qui il est de la même génération comme avec les plus jeunes, qui trouvent auprès de lui une oreille attentive et, à chaque fois que de besoin, des orientations particulièrement avisées.

L’homme est aussi crayonné comme quelqu’un de particulièrement véridique, et ceux qui le connaissent bien disent qu’on ne peut jamais compter sur lui pour jouer faux jeu ou verser dans la duplicité. En fait, entre les courbes et les lignes droites, outils de base dans sa profession, le choix de M. NDIR est vite fait : il opte pour les secondes, histoire de jamais rompre son ascension vers le soleil de l’Ethique.

A l’occasion des 8èmes universités des Géomètres et Experts francophones, M. NDIR a profondément frappé les esprits par la teneur de son discours, marqué par une lecture endoscopique de la réalité foncière au Sénégal, et par-delà, en Afrique. On y relevait notamment ces précisions discursives de haute portée critique : «La gouvernance foncière mérite une attention toute particulière. Du fait de son caractère sensible, la terre, en tant que richesse disponible et accessible, demeure le plus souvent une source de conflits. Elle conduit à l’insécurité dans la gestion de la terre notamment la multiplication des litiges fonciers, l’instabilité sociale et politique, la distribution inéquitable des terres, le frein de l’investissement du secteur privé et la mauvaise gestion des ressources naturelles».

Le ministre d’Etat, secrétaire général de la Présidence de la République, Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui avait présidé la prestigieuse rencontre, n’avait pas manqué de manifester toute sa satisfaction à la fois par rapport au caractère impeccable de l’organisation et à la teneur particulièrement prégnante du discours de M. NDIR.

 

N°5-KHADIDIATOU MAIMOUNA BA FALL (première femme agrégée de Médecine, spécialiste des maladies infectieuses)

Mariée à un haut cadre de la Santé et mère de trois enfants, Khadiadiatou BA FALL a d’autant plus de mérite qu’elle est la première femme chef de service au sein de l’hôpital militaire Principal de Dakar. Cette quinquagénaire au sourire facile est l’une de nos rares compatriotes à cheminer sans discontinuer sur la route Bien…

Titulaire d’une agrégation de Médecine au prestigieux institut Val de Grâce et actuellement chef du service des maladies infectieuses et tropicales depuis 15 ans maintenant à l’Hôpital Principal, Mme FALL est membre de nombreuses organisations savantes de médecine internationale, dans lesquelles ses avis et contribution font autorité.

Cette quinquagénaire a par ailleurs bien d’autres cordes à son arc. Elle se distingue particulièrement par sa présence effective dans le domaine de l’Action sociale  où elle affiche une sollicitude à toute épreuve. Madame FALL est une femme très attachée aux valeurs cardinales comme le JOM, la KERSA, le FOULA, le SOUTOURA, qui furent les piliers de l’architecture morale du Sénégal d’antan et que les générations actuelles ont tendance, hélas, à fouler aux pieds. L’experte en maladies infectieuses croit dur comme fer cependant que l’espoir est permis et qu’il est encore possible de redresser la barre en montrant aux jeunes en instance d’égarement une direction salutaire.

Malgré son aura sans cesse grandissante dans le milieu professionnel qui est le sien, madame FALL reste une femme simple et accessible, attentive et très respectueuse de l’Autre. Et ceux qui la connaissent bien savent qu’elle se promène toujours avec une arme de construction massive : son éternel sourire constellé de pépites de bonheurs et de joies multiples qu’elle voudrait distribuer à l’humanité entière.

Il y a un peu moins d’un an, la bonne dame a mis sur pied un mouvement  de haute portée morale et sociale dénommée RAFFETAL LA VIE EN ROSE, à travers laquelle elle se propose de développer la possibilité pour tous de voir la vie du  bon côté, d’être toujours positif en donnant à nos jugements des couleurs attrayantes. Ladite structure, portée sur les fonts baptismaux à travers la Toile, réunit aujourd’hui des centaines et des centaines de personnes de toutes communautés et de toutes professions, qui échangent et partagent à longueur de journée sur le meilleur de leurs expériences humaines et professionnelles.

Madame FALL est aussi une grande passionnée d’écriture. Elle a récemment publié aux éditions l’Harmattan un savoureux recueil de poèmes intitulé RAFFETAL, vivre la vie en rose, et dans lequel elle présente, en une suite de couplets irisés, les convictions qui sont les siennes en termes de Vertu. Dans la préface à ce recueil, le signataire Waly BA, professeur de Lettres, écrit ces phrases élogieuses : Madame Khady FALL est une femme organisée et particulièrement méthodique, jusque dans sa manière d’exprimer ses sentiments. Voilà pourquoi elle a naturellment opté pour l’acrostiche dans la mise en forme de son projet d’écriture poétique, qui a finalement débouché sur ce recueil pétillant de sincérité.

« Raffetal, la Vivre la Vie en Rose »  n’est en effet que la solution poétique d’une problématique sociale qui habite obsessionnellment la consience de la bonne dame : comment appréhender, représenter et valoriser ce que la Vie a de sublime à travers la lucarne diabolique de nos travers, de nos insuffisances, en un mot, sous l’angle des « miasmes morbides » (Charles Baudelaire) qui infestent notre fragile existence ?

Rappelons, pour terminer, que Mme FALL est la mère de la plus jeune romancière sénégalaise, Awa Marie FALL, qui publiait il y a quelqudes années le très beau roman A l’image des femmes, couronné aussitot par un prix littéraire.

(portraits proposés par B. W

biwalace74@gmail.com)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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