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Quand la Der affiche elle-même les chiffres de son échec

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Quand la Der affiche elle-même les chiffres de son échec
D’emblée, je ne pense pas que ce soit le Dg le problème, vu la bronca qu’il a reçue des maires et politiciens Aperistes.
La Der doit se réinventer si Macky Sall ne veut pas se dépenser dans le vide les 450 milliards mobilisés pour l’emploi des jeunes.
Hier, sur la page Facebook de

Bara Diouf

et

Omarou Hanne

, des discussions intéressantes sur le financement de la Der y ont eu lieu avec des contributions intéressantes de

Maalig Si

,

Mady Cisse

et bien d’autres.

La Der a publié la répartition géographique de ses financement et les chiffres du Département de Pikine, de loin le Département le plus peuplé et qui concentre le taux de chômage le plus élevé, est suffisant pour analyser et décrypter l’échec de la politique d’insertion de la Der.
La Der Fj, c’est 60 milliards pour 106000 bénéficiaires sur tout le Sénégal, soit 566037 fcfa en moyenne par bénéficiaires, avec cependant des écarts stratosphériques de 100000 fcfa pour le plus petit financement jusqu’à 300 millions pour le plus gros.
Voilà le cœur du problème philosophique de la Der. En voulant financer un nombre important de personnes mais avec des montants dérisoires, la Der ne lutte pas contre le CHÔMAGE mais contre la PAUVRETÉ, ce qui nécessite une différence d’approche et de méthodes.
Les financements de femmes et de jeunes avec des montants de 100000f jusqu’à 500000f est une application de la théorie de Mohamed Yunus, l’économiste prix Nobel Bengali surnommé le banquier des pauvres, qui avec la systématisation du micro crédit en faveur des populations défavorisés, a permis de lutter contre la pauvreté.
Malheureusement, pour lutter contre le chômage endémique des jeunes, le financement de l’auto emploi de survie n’est pas viable. Lutter contre la pauvreté n’est pas la même chose que lutter contre le chômage en dépit des liens évidents entre les deux. Et la Der est écartelé entre ces deux philosophies jusqu’à y être totalement engluée.
Prenons la répartition du financement du Département avec ses 1,5 millions d’habitants pour s’en convaincre.
Les 16 communes d’arrondissement à savoir Dalifort, Pikine Est, Pikine Ouest, Pikine Nord, Thiaroye Gare, Thiaroye sur mer, Yeumbeul Nord, Yeumbeul Sud, Diamaguene,Sicap Mbao, Djiddah Thiaroye Kaw, Guinawrail nord, Guinawrail sud, Keur Massar, Mbao, Malika… ont reçu au total 2.918.661.524 fcfa 13200 bénéficiaires soit 220792 fcfa par personne.
Un emploi pérenne, durable et viable ne peut coûter 220 mille fcfa. C’est très honorable pour lutter contre la pauvreté des personnes très défavorisées, mais trop riquiqui pour une insertion économique dynamique et viable.
Mais les incongruités du financement du Département de Pikine sont ailleurs.
Keur Massar, la commune la plus peuplée avec près de 500000 habitants n’a reçu que
329452289 fcfa pour 936 bénéficiaires.
À l’inverse, la Commune de Dalifort avec seulement 30000 habitants, a touché le jackpot des financements avec 487994865 fcfa pour 5068 bénéficiaires.
Autrement dit à Dalifort, 1habitant sur 6 a reçu du financement. Paradoxalement, étant donné le trop grand nombre de personnes financées, chaque bénéficiaire n’a touché en moyenne que 96289 fcfa.
Comment la Der espère t elle lutter contre le chômage avec des financement aussi dérisoires? Et pourquoi Dalifort, de loin la commune la moins peuplée, a reçu plus de financement que Keur Massar qui a 10 fois plus d’habitants?
Si la politique du financement de l’emploi des jeunes ne change pas de paradigme, Macky Sall va connaître de deuxième vague de la colère avant 2024.
Il est urgent qu’il corrige les imperfections de la Der constatées même par les internautes.
Mais plus urgent serait de créer un Guichet Unique de financement de l’entreprenariat par une fusion de la Der, l’Anpej, le Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique 3FPT, le Fonds de financement de l’emploi des jeunes (FEJ), les financements distribués par chaque ministère et notamment le ministère de la micro finance.
Il faudrait ensuite distinguer le financement pour lutter contre la pauvreté avec les micro crédits sans apport ni intérêt jusqu’à 500000f au sein d’une Délégation à l’Entreprenariat SOLIDAIRE.
Et le financement pour lutter contre le chômage par le financement d’unités industrielles de transformation de minimum 5 à 10 millions de Fcfa au sein de la Délégation à l’Entreprenariat PRODUCTIF.
Macky n’a pas que de mauvaises idées, mais trop de politique politicienne pour caser ses thuriféraires lui a fait créer des Agences superflues qui n’ont fait qu’engendrer une déperdition des fonds publics d’insertion.

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